Le 24 juillet 2015

Le taux de prêts hypothécaires en souffrance a de nouveau légèrement diminué en 2014

Au Canada, le taux de prêts hypothécaires en souffrance, c’est-à-dire le pourcentage des prêts hypothécaires à l’habitation dont les versements sont en retard depuis trois mois ou plus, a de nouveau légèrement reculé : sa moyenne annuelle est passée de 0,31 % en 2013 à 0,29 % en 20141. Cette tendance pourrait toutefois changer, car le taux a enregistré une légère hausse au premier trimestre de 2015.

Taux de prêts hypothécaires en souffrance au Canada et aux États-Units2,3,4


Sources : Association des banquiers canadiens et U.S. Mortgage Bankers Association

  Canada – tous les prêts hypothécaires à l'habitaion (%) Canada – moyenne 2000 - 2014 (%) É.-U.– prêts hypothécaires à faible risque à taux fixe (%) É.-U. – moyenne 2000 - 2014 (%)
2004 0,29 0,34 0,25 0,84
2005 0,26 0,34 0,29 0,84
2006 0,25 0,34 0,31 0,84
2007 0,25 0,34 0,33 0,84
2008 0,28 0,34 0,74 0,84
2009 0,41 0,34 2,10 0,84
2010 0,43 0,34 2,39 0,84
2011 0,41 0,34 1,62 0,84
2012 0,34 0,34 1,40 0,84
2013 0,31 0,34 1,19 0,84
2014 0,29 0,34 1,12 0,84
2015 T1 0,29 0,34 1,01 0,84

À l’échelle régionale, les taux de prêts en souffrance étaient beaucoup plus élevés dans les provinces atlantiques (0,59 %) et en Saskatchewan (0,40 %) qu’ailleurs au pays. Le plus bas taux en 2014 a été enregistrés en Ontario (0,17 %) au premier trimestre de 2015.1

Aux États-Unis, dans la catégorie des prêts hypothécaires à faible risque à taux fixe (prêts qui se comparent le mieux à ceux de l’ensemble du marché hypothécaire canadien), le taux annuel moyen de prêts en souffrance était de 1,01 % au premier trimestre de 20155. Même s’il a reculé depuis le point culminant atteint durant la crise financière, le taux de prêts hypothécaires en souffrance aux États-Unis n’est pas encore redescendu à ses niveaux d’avant la crise, où il était alors semblable à celui du Canada.

Le taux de prêts en souffrance au Canada est utile pour l’analyse des tendances globales, mais il comporte des limites, car il s'agit d'une moyenne fondée sur l’ensemble des prêts hypothécaires à l’habitation consentis par 10 institutions financières6. Du point de vue de la politique publique, il serait utile d’obtenir des données plus détaillées auprès de tous les prêteurs afin de mieux comprendre les différences dans les taux de prêts en souffrance selon le type de prêteurs et de prêts (différences entre petits et grands prêteurs, entre prêts assurés et non assurés, entre prêts à faible risque et à risque élevé, etc.). Aux États-Unis par exemple, des données permettent de comparer les taux de prêts en souffrance de différents types de prêts; elles montrent qu’en 2014, le taux était de 8,53 % pour les prêts à risque élevé et de 1,12 % pour les prêts à faible risque à taux fixe.

Pour en savoir plus sur les taux de prêts hypothécaires en souffrance au Canada et aux États-Unis, consultez le tableau de données intitulé « Taux de prêts hypothécaires à l’habitation en souffrance au Canada et aux États-Unis ».

1 Association des banquiers canadiens.

2 Les taux de prêts hypothécaires en souffrance au Canada et aux États-Unis ne sont pas désaisonnalisés et sont calculés d’après le nombre total de prêts administrés plutôt que d’après leur valeur en argent.

3 Le taux de prêts hypothécaires en souffrance au Canada correspond au pourcentage de prêts dont les versements sont en retard depuis 90 jours ou plus. Le taux annuel de prêts en souffrance est calculé en faisant la moyenne des données des 12 mois de l’année civile (ou de trois mois, dans le cas du premier trimestre de 2014), qui sont recueillies par l’Association des banquiers canadiens auprès des 10 grandes banques suivantes : Banque de Montréal, Banque Canadienne Impériale de Commerce, Banque HSBC Canada, Banque Nationale du Canada, RBC Banque Royale, Banque Scotia, TD Canada Trust, Banque Canadienne de l’Ouest, Banque Manuvie (depuis avril 2004) et Banque Laurentienne (depuis octobre 2010).

4 Le taux de prêts hypothécaires en souffrance aux États-Unis correspond au pourcentage de prêts visant des immeubles résidentiels d’un à quatre logements dont les versements sont en retard depuis 90 jours ou plus. Le taux annuel de prêts en souffrance est calculé en faisant la moyenne des données des quatre trimestres de l’année civile. Les données sont issues d’une enquête (National Delinquency Survey) menée par la Mortgage Bankers Association des États-Unis auprès d’environ 120 prêteurs hypothécaires américains, notamment des banques de crédit hypothécaire, des banques commerciales, des institutions d’épargne, des associations d’épargne immobilière, des administrateurs sous-traitants et des sociétés d’assurance-vie. Dans ces données, les prêts à faible risque correspondent à ce que les participants à l’enquête considèrent individuellement comme étant leurs portefeuilles de prêts à faible risque (notamment les prêts hypothécaires à faible risque à taux fixe et à taux révisable). Les critères peuvent varier d’un prêteur à un autre.

5 U.S. Mortgage Bankers Association.

6 Selon les estimations, ces 10 institutions financières possèdent actuellement environ les trois quarts de l’encours du crédit hypothécaire au Canada.

Canada

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